THE BIG BANG THEORY = REFLET DE LA SOCIETE? (2/2)

1)   Le Consumérisme de masse

L’importance de la consommation de nos jours et le matérialisme qui en découle est grandement abordé dans TBBT. En effet, les personnages principaux jouent à de nombreux jeux-vidéos, suivent une certaine quantité de séries, possèdent d’abondantes collections de comics et d’objets de collections issus du monde geek, notamment des jouets. On pourra citer pour exemple, les parties de Wii, les références à certaines séries (comme Firefly ou encore par exemple), à certains héros et les T-shirts de Sheldon (liés eux aussi à l’univers des super-héros, avec une préférence toute particulière pour DC  Comics, on notera mais on va pas chipoter hein, prout). Ces références directes à la culture populaire permettent aux spectateurs de s’identifier d’avantages encore aux personnages car elles sont bien souvent très récentes et donc en lien plus que direct avec la culture du spectateur lui-même. Quoi de plus identifiable qu’un héros qui possède la même culture que vous quasiment au moindre détail prêt ?

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Mais revenons sur la notion de culture en elle-même en définissant celle qui est d’actualité à savoir une culture où le mot d’ordre est consommation. Tout le monde consomme aujourd’hui mais selon différents mode de consommation, ces différents modes variant en fonction du type de consommateur, du type de public. Ainsi une personne âgée n’achètera pas les mêmes choses qu’un adolescent. Intéressons-nous à la consommation d’un adolescent « geek » moyen et surtout sur quoi elle repose ? Sur la culture, tout simplement. L’adolescent « geek » moyen joue aux jeux-vidéos, ou alors il regarde des séries, ou encore (concernant l’adolescent « geek » moyen Américain), il lit des comics. De ces éléments de culture, jaillissent des éléments de consommations pas forcément indispensables mais bien présent, comme les figurines ou encore les T-shirts !

Cela ne s’applique bien entendu pas qu’au public dit « geek », mais c’est ici celui qui est représenté. Pour élargir la chose, on pourrait par exemple prendre un adolescent fan de rock, lui va peut-être vouloir s’y mettre et s’acheter une gratte ou autre ou tout simplement allez voir plein de concerts et s’acheter les T-Shirts du groupe. Le « geek » étant le phénomène le plus « émergeant » et fréquent actuellement, c’est lui qui a été abordé ici. Mais allons plus loin et creusons le « pourquoi le phénomène ‘geek’ est devenu le plus emergeant ? » ; comme ça pour faire joli ou justement parce qu’il a été provoqué ? La bonne réponse est sans doute la seconde et cela semble évident, le phénomène « geek » reposant essentiellement sur la technologie, cet aspect étant le plus important de tous dans la société actuelle. En plus elle coûte et se remet en question en permanence, elle constitue donc un avantage marketing particulièrement rentable !

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De là, est-ce qu’on peut dire que « The Big Bang Theory » est un produit commercial. Dans un premier temps bien sûr que oui, après tout c’est une série Américaine. Dans un deuxième temps, aussi au vu de ce que j’ai dit plus haut, mais pourquoi s’outrer, pourquoi crier à l’infamie ? La société actuelle est commerciale et c’est là où « TBBT » fait très fort car si l’on prend pour comptant tout ce que j’ai dit plus haut, c’est ce dernier élément qui va faire de l’hypothétique « THE BIG BANG THEORY = REFLET DE LA SOCIETE? » une évidence !

Mais avant de conclure, j’aimerais revenir sur un dernier élément de la série, un peu plus poussé sans doute mais qui définit en partie une des défaillances sociales actuelles, l’incompréhension.

2)   L’incompréhension

Comment parler de « TBBT » sans parler d’un personnage en particulier ? C’est comme dans mon premier « double article », faire un article sur The Big Bang Theory sans faire un gros plan sur Sheldon Cooper ce serait comme faire un article sur Batman sans faire un gros plan sur le Joker ! Alors voilà, Sheldon Cooper (incarné par le très bon Jim Parsons), c’est le protagoniste essentiel de « TBBT », sans lui celle-ci n’aurait absolument plus aucun sens, plus aucune raisons d’être ! Dans les sitcoms sur les bandes de potes, ce genre de personnage, le rigolo de service à toujours eut un rôle bien particulier voir même determinant au sein du show. Je m’explique, la première série de ce genre, c’est « Friends » et le clown dans Friends, c’est Chandler BIIIIIIING, toujours le mot pour rire, le Chandler, mais il faudra avouer que parfois on se demande quand même d’où il sort, s’il n’est pas qu’un personnage de série, le bougre. En effet, plusieurs fois, il sort du contexte du simple perso de série, en demandant à Monica que feraient des scénaristes de séries dans leurs cas ou en lâchant un truc du genre : « Soon in the next episode of Friends ». Ensuite, vient dans How I Met Your Mother, le perso de Barney Stintson (jouer par l’excellent Neil Patrick Harris) qui lui aussi est quelque peu surréaliste, on ne sait pas vraiment ce qu’il fait comme mêtier et on ne le saura probablement jamais, parfois il semble être à tous les endroits possibles et imaginables, il est une sorte d’Homme à tout faire et invente des milliers de projets en tous genres plus farfelus les uns que les autres. Il donne vraiment une dimension « impossible » à la série et c’est de lui qu’elle vient, faut pas chercher ailleurs. Bon dans le cas de Barney ça va très loin et c’est limite impressionnant parce que son personnage est en fait bien plus profond qu’il en a l’air et au final il semble être le plus complexe et le plus « vrai » des cinq persos mais c’est une autre histoire… Ces personnages comme Chandler ou Barney symbolisent comme je l’ai dit plus haut le pote vanneur de la bande de pote, mais dans une série humoristique. Ils constituent donc un ressort comique ultime, comme un rappel à l’ordre à la nature de la série et c’était sans doute sur cette idée que reposait le perso de Chandler BIIIIIIIIIIIIIING, HIMYM pouvant être considérée comme sa « relève », elle a repris l’idée en l’exagérant.

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Concernant Sheldon Cooper, il est le plus drôle de la bande, mais cela malgré lui. Le principe de la série étant de se moquer plus ou moins gentiment des « geeks », cela parait logique que Sheldon soit la figure « Geek » la plus marquée. Mais là aussi, comme dans « HIMYM » le personnage ira plus loin qu’un simple reflet de l’idée conceptuelle de la série, en devenant l’image même de la « science » par excellence ! Sheldon sait tout. Il le dit lui-même à un moment en disant à Léonard que s’il se trompait bah il le saurait car il sait tout ! Sheldon a un côté Dieu Omniscient assez perturbant même s’il utilise bien souvent un vocabulaire bien plus châtié que celui des autres ! Dans l’un des derniers épisodes, celui sur Thanks Giving (7×09 – « The Thanksgiving Decoupling »), Sheldon se met à boire et sympathise avec le père de Bernadette, de là il commence à dire la vérité tout haut sur les gens autour de lui, avec un côté bien plus méchant que d’habitude et les autres gênés semblent bien plus en peine que d’habitude pour réagir, car à ce moment-là Sheldon apparait bien plus puissant que jamais au niveau de sa critique. Bien souvent considéré comme le sujet des moqueries, il inverse le procédé et les autres sont bien en peine de réagir.

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Tous les personnages au fils des épisodes passent le plus clair de leurs temps à faire répéter les uns puis les autres sur ce qu’ils veulent dire, il suffit de regarder quand ils prennent leurs repas à la fac où chez Sheldon et Léonard, ils se comprennent plus ou moins bien et bien souvent pas vraiment. Les scénaristes semblent plus ou moins consciemment insistés là-dessus. Tout d’abord, il suffit de regarder Penny quand elle arrive et tente de comprendre les garçons et leur monde, elle finira par laisser tomber à tous jamais. Et après c’est comme dans l’article précédent on va lire des couches et des sous-couches de rapports relationnels où les persos peinent à se comprendre, du fait de leurs cultures d’appartenances différentes ou de leurs milieux ou encore leurs âges ( Howard et son beau-père par exemple n’appartiennent pas au même monde et se retrouvent plusieurs confrontés l’un à l’autre et particulièrement gênés). Et à chaque fois ces personnes ne vont jamais plus loin elles s’arrêtent là, ne cherchent pas à comprendre et cela quasiment à chaque fois (la plus récente petite amie de Raj plus que mal à l’aise en public en est un profond exemple). Mais le plus incompris dans l’histoire c’est Sheldon, et lui aussi tout le monde a laissé tomber  l’idée de le comprendre depuis bien longtemps ! Tout le monde sauf un individu. Amy. Car si Sheldon est la science et semble toujours savoir tout, Amy en est tombée amoureuse malgré elle et jusqu’ici en dépit du fait de la réticence de Sheldon à passé à l’acte, elle tient toujours bon ! Alors quelque part, on la présente comme désespérée et c’est sans doute le cas, mais c’est la seule a essayé de comprendre quelque chose au final, quelque chose de vraiment compliquée Parce que dans les couples, on peut être quasi certains qu’Howard et Bernadette tiendront jusqu’à la fin), que Léonard et Penny finiront ensembles malgré leurs allées et venues, tout ça c’est des références quelque part dans ce genre de séries, par contre un couple comme Sheldon et Amy (si frustrant pour le spectateur), platonique au possible pour le moment on en a jamais vu avant ! Et si ils gèrent vraiment bien leur affaire on peut être certains d’avoir la réponse  au « oui ou non, vont-ils le faire diantre ? » à la toute dernière saison, enfin j’espère (cassez le mythe avant la toute fin ce serait dommage, même s’ils font tous ça aujourd’hui et que cela cultive le fruit de leurs défaite) !

Pas de conclusion, bien évidemment, à part peut-être celle-ci :

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L’idée d’écrire un tel article m’est venue en lisant, ce copieux document qui commence ici (attention pour les téméraires),

Et cette page,

Je vous les conseille, si vous voulez creuser la question et aussi avoir affaire à de vrais spécialistes.

Bises, Indie.

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THE BIG BANG THEORY = REFLET DE LA SOCIETE? (1/2)

The Big Bang Theory, grande sitcom Américaine qui à première vue parait comme toutes les autres: juste drôle en partant sur une idée de départ « intelligente » mais pas trop non plus est si l’on creuse plus profondément bien plus complexe et fouillée qu’elle en a l’air. Notamment au niveau des différents sens et sous sens de lectures qu’on peut y trouver. Voici quatre idées perçues au sein de la série qui démontre que plutôt qu’être une série uniquement centrée sur les relations « Geeks/Non-Geeks », TBBT est totalement un reflet de la société actuelle.

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1)      Lectures des clichés

Il existe différentes échelles d’exploration du « cliché » dans TBBT. Trois pour être exact. La première est la classique, celle que l’on retrouve dans la majorité des Sitcoms Américaines. En effet, on y retrouve une bande de potes qui ont tous une caractéristique spécifique concernant leurs religions d’appartenance, leurs origines ou même leur ethnie. Ainsi, on retrouve l’indien et les clichés qui vont avec, par exemple la notion de mariages arrangés;  le juif qui vit encore chez sa mère ; la fille de la campagne qui arrive dans la ville pour briller à Hollywood et qui n’a pas les mêmes habitudes que les gars de la ville; Sheldon qui est catholique et semble parfois se comporter comme un « moine » ou un « jedi » au choix. Cette première « sous-lecture » des clichés ne nous éloigne pas vraiment des habitudes dans ce genre de séries mais elle nous ancre déjà dans une certaine forme de réalité même si son utilisation sert avant tout à l’humour.

La seconde étude du cliché est celle qui oppose les Geeks et les « non-geeks » voir même les « Newbies » en la matière. D’un côté, il y a la bande de garçons qui se comprennent, qui sont dans leur univers commun et qui suivent les mêmes règles. Et puis de l’autre, il y Penny la paysanne débarquée qui elle ne connait rien de leur monde et n’y comprend rien. Cette opposition qui semble être le point de départ de la série est plus fouillée qu’elle n’y parait aux premiers abords car elle est à combiné avec la troisième vision du cliché de l’œuvre dont je parlerais après et que j’explorerais tout aussi peu  pour le moment car utile dans les parties suivantes.

Le troisième axe de lecture concerne donc les clichés relatifs à l’univers scientifique voir même universitaire. L’analyse se fait à la fois sur le plan du clivage initié/non-initié et sur le plan interne à l’univers scientifique. Il s’agit d’un parallèle à l’exploration de l’univers Geek et des clivages qu’il construit. L’idée est-elle de suggérer un lien entre le monde des « geeks » et celui des scientifique? Rien n’est moins certain, la science permettant peut-être de mettre en œuvre des idées de réflexion plus globales?

Par le thème des clichés et diverses manières de l’aborder, TBBT va à la fois opposer des entités et en rapprocher certaines, figurant ainsi des différences, des clans et des incompréhensions entre ces derniers comme constituantes principales de son univers.

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2)      Les Geeks

L’opposition non-geek/geek de TBBT s’axe tout d’abord sur les relations Léonard/Penny et Sheldon/Penny pour ensuite évoluer avec l’apparition des deux autres Geeks de la bande et devenir un peu plus floue avec l’apparition des deux autres personnages féminins que sont Bernadette et Amy. Constituant ainsi la bande féminine du groupe en complétant Penny ces deux personnages issus de l’univers scientifique toutes les deux pourraient elles-même être considérées comme Geek si la science y était lié mais il n’en est pas véritablement question ici. Les bandes dessinées, les jeux-vidéos et les séries restent l’attraction majeure des garçons. Pourtant Amy peut être considérée comme une geek. Elle est à part, s’intéresse à des choses peu communes et possède  une apparence ringarde ainsi qu’un vocabulaire assez complexe et singulier pour qu’on puisse la considérer comme normale. En plus de la possibilité d’ajouter et même d’accentuer le clivage garçon-fille dans la série et ainsi aborder de nouveaux clichés, les filles de TBBT apportent une lecture graduelle du passage de la « non-geek » à la geek. J’explique : la première à arriver est Penny. Totalement hors du contexte Geek, ensuite vient Bernadette, liée à l’univers des garçons de la bande de Léonard par la science, sinon elle est normale, bien que son apparence s’apparente à leur univers et enfin viens Amy, la geekette par excellence, quand même séparée des garçons. Pourquoi ? Parce que là où la série veut en venir, c’est que le phénomène « geek » est un phénomène social actuel et qu’en fait de plus en plus, tout le monde est geek de nos jours. Et cela très facilement et très rapidement ! Souvenez-vous de l’épisode où Penny se met à jouer à Age Of Conan dans la saison 2 ! Elle devient accro et en à peine 5 minutes est devenue une véritable Geek ! Bon bien sûr l’épisode dénonce le phénomène mais présente Penny comme une « débutante » une « newbie » dans l’univers Geek. La laissée Geek jusqu’à aujourd’hui aurait tué le concept de la série qui est de faire rire avec une idée de base et donc cela aurait été malvenu mais la symbolique de l’évolution continue si l’on y réfléchit bien par le biais de l’évolution graduelle définie plus haut ! Donc par le biais de l’apparition de personnages féminin supplémentaire. La série dénonce donc en partie l’apparition du phénomène geek chez la gente féminine ! Mais pourquoi me demanderez-vous ne pas présenter un archétype féminin geek similaire à celui des garçons qui sont tous les trois outre leurs clichés différentiels asservis par les mêmes geekeries ? Parce que la série va plus loin et que dans le fond ce qu’elle souhaite démontrer c’est que tous, absolument tous ces personnages sont geek et que la société elle-même l’est. Ce dernier point sera abordé dans la troisième partie, la semaine prochaine.

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Bises, Indie.

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The Cabin In The Woods – Horreur Intelligente.

Film qui repousse bien souvent les fans basiques de films d’horreurs conventionnels car ils ne le trouve pas assez “terrifiant” “The Cabin in the Woods” est une déconstruction assez intéressante du genre qui au départ va balancer les clichés classiques du genre, la blonde qui meurt en première, le vieil homme louche pas loin d’une pompe à essence qui les préviens qu’il a vu du monde aller par là mais jamais en revenir, la bande d’adolescents à la « Scooby Gang » qui partent en week-end, des cris partout, une intrigue fantastique basé sur un culte ancestral, un fou qui voit tout de suite qu’il y a quelque chose qui cloche et des massacres à la con un peu dans tous les sens. Et dans tout ça une bande de pauvres mortels enfermés dans un gigantesque laboratoire qui semblent au départ faire des expériences sur les humains mais en fait non, ici il faudra plonger un peu plus loin dans les clichés dont j’ai parlé plus tôt. Parce que là où ce film fait fort c’est qu’il en fait un système, une machine de ce genre horrifique. Évoquant un parallèle du spectateur en le rôle des « pseudos scientifiques », il mène un peu plus la danse vers le final vorace et excellent qui clôt le film. Il suffit d’avoir un paria un peu plus lucide et moins con qu’il n’y parait pour redonner la véritable nature de la connerie humaine qui sommeille en chacun des amateurs du genre, des asservis en somme.

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Plus qu’un film d’Horreur mais plus une réflexion sur le genre, le film ne fait donc pas vraiment peur, il fait réfléchir et ça évidemment ça fait mal à certains qui sont là juste pour ressentir quelque chose.

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L’humour et les références sont omniprésentes. La scène finale est vraiment chouette, surtout le passage avec la licorne, je n’en dit pas plus.

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Les acteurs sont bien connus du public, dans les notables on a bien entendu Chris Hemsworth, sorte de Freddy du Scooby Gang ici et surtout, surtout, surtout et je trouve d’ailleurs qu’on ne le voit pas assez souvent, Fran Kranz qui incarne toujours aussi bien les fous et qui ici est un peu le « héros ».

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Bref à voir si vous voulez réfléchir et si vous êtes avertis ! En plus Whedon co-scénarise avec le gars qui a scénarisé Cloverfield. Et il produit aussi, donc dans un coin, on retrouve Amy Acker par exemple !

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Bises, Indie.

La semaine pro’: « THE BIG BANG THEORY = REFLET DE LA SOCIETE? (1/2) ».

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Moumine le troll – La comète arrive

Œuvre sans pareille. Premier tome d’une saga exceptionnelle en huit tomes. Ce roman de 200 pages réservé à un publique d’une dizaine d’année est avant tout une ode à la tolérance et au respect. Peinture d’une réalité encore un peu floue pour un enfant, les leçons s’engrangent au fil des ouvrages de l’auteure et illustratrice finlandaise Tove Jansson. Alors pourquoi s’intéresser à celui-ci en particulier ? Sorti juste à la fin de la seconde guerre mondiale, en 1945, on peut y observer une métaphore des ravages de la guerre ainsi qu’une règle d’humanité du « comment y faire face » assez extraordinaire.

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Dans Moumine, les enfants sont considérés comme des êtres libres et indépendants pouvant penser et agir par eux-mêmes. Le recul de la mère de Moumine, quand celui-ci lui annonce qu’il va partir pour la première fois hors de sa vallée est assez frappant, elle en a limite rien à faire. Jansson s’oppose donc aux normes de la littérature enfantine classique. Tout est abordé facilement, les personnages sont confrontés à des situations pas toujours évidentes qu’ils acceptent pourtant avec une aisance démesurée !

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Il y a de tout dans les personnages, le petit frère de substitution « Snif » qui essaie toujours de faire mieux que Moumine ou tout simplement d’attirer la fierté sur lui. Le renaclérican, sorte de vagabond, visage de l’anti matérialisme de l’œuvre, une espèce d’Aragorn du seigneur des anneaux en fait en peut-être moins badass, mais qui endosse le rôle de l’adulte protecteur et sage. Le rat musqué, philosophe beau parleur et squatteur, sorte de faux relativiste qui parle, effraie et ne fait rien, absolument rien pour arranger les choses. L’émule, pathétique personnage qui se prend pour un scientifique. Le Snorque qui se prend trop au sérieux et la demoiselle Snorque qui va vivre une sorte d’idylle avec Moumine. Ça fourmille de références au folklore scandinave, notamment pour ce qui est des créatures que l’on y croise.

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L’histoire est la suivante, le monde de Moumine est menacé par une comète. Moumine et son ami Snif décident de partir vers un observatoire pour en savoir plus. De là, ils vont vivre une foule de péripéties géniales déployant un univers rassurant malgré les événements apocalyptiques en cours. C’est avec un potentiel philosophique dépassant de loin celui de certains vendeurs de rêves papiers pour adulte qu’on adule tant en France que Jansson fait de ce livre un classique ébouriffant de littérature que tout le monde se devrait d’avoir lu au moins une fois. Et le pire c’est que je suis on ne peut plus sérieux…

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Et en séparant l’enfant du prisme caricatural qui lui est habituellement réservé sans franchir le seuil qu’on a depuis longtemps dépassé dans certain média pour le jeune public mais qu’on n’avoue pas par simple hypocrisie, Moumine le troll décapite toutes les barrières littéraires qui n’ont pas lieu d’être ici.

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Pour conclure, à lire et relire.

Voici la collection complète d’ailleurs (copiée collée de Wikipédia)

  • Une comète au pays de Moumine aussi intitulé La comète arrive ! (Kometjakten/Kometen kommer, 1945), traduit par Kersti et Pierre Chaplet, Librairie Générale Française, 1982.
  • Moumine le troll aussi intitulé Le chapeau du sorcier (Trollkarlens Hatt, 1948), Fernand Nathan, 1968, nouvelle traduction par Kersti et Pierre Chaplet, 1987, Pocket, 2003.
  • Les Mémoires de Papa Moumine (Muminpappans Memoarer, 1950, 1968), traduit par Kersti et Pierre Chaplet, Fernand Nathan, 1982.
  • L’Été dramatique de Moumine (Farlig Midsommar, 1954), traduit par Kersti et Pierre Chaplet, Fernand Nathan, 1980.
  • Un hiver dans la vallée de Moumine (Trollvinter, 1957), traduit par Kersti et Pierre Chaplet, Fernand Nathan, 1972, Pocket, 1997.
  • Qui va rassurer Tounet ? (Vem skall trösta knyttet ?, 1960), traduit du suédois par Kersti et Pierre Chaplet, Circonflexe « Aux couleurs du temps », 1993.
  • Contes de la vallée de Moumine (Det osynliga barnet, 1963), traduit par Kersti et Pierre Chaplet, Le Livre de poche, 1986.
  • Papa Moumine et la mer (Pappan och Havet, 1965), traduit par Caroline Tabourin, Le Livre de poche, 1986.

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La semaine pro’, The Cabin In The Woods – Horreur Intelligente.

Bises, Indie.

Publié dans La Scandinavie ça déchiiire la race de sa mère la maman de son fils!, Littérature | Laisser un commentaire

Quatre aspects du Batman au Cinéma (Part 2 of 2)

III. Le réaliste.

Les trois films de Christophe Nolan (Batman Begins, Batman : The Dark Knight et Batman : The Dark Knight Rises) déconstruisent l’univers de l’Homme Chauve-Souris en le rendant le plus réaliste possible.

La déconstruction est une notion essentielle dans cette exploration de l’univers du Batman. Il s’agit ici de prendre des éléments de la série, bien souvent surréalistes ou fantastiques et de les transposer à la réalité.

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L’élément de base utilisé par Nolan dans cette recherche, c’est le terrorisme. Il revient dans les trois films. Cette idée qui concorde parfaitement avec l’époque actuelle et qui est sans doute l’un des cauchemars contemporain les plus influents sur la population en général et surtout américaine va faire du chevalier noir, le justicier qui fait face à cette menace et la terrasse. L’ambiance des films est particulièrement sombre (aspect déjà très présent dans l’œuvre originale, mais ici exacerbé pour amplifier les menaces qui planent sur Gotham). On n’aura donc pas ici de professeur qui deviennent encore plus cinglé qu’avant en ingérant des substances toxiques ou en étant exposés à des rayons gamma ou autre. La science laisse place à la psychologie, la réflexion et les attentats des vilains, le tout teinté d’une ambiance sombre bien souvent aidée par les décors (comme dans quasiment toutes les œuvres de Nolan). Gotham ressemble beaucoup à New York (il faut savoir que Gotham est en fait un des noms de New York au départ). L’approche du « réel » se fait bien sûr également par les personnages. Ainsi la plupart des criminels présents ne sont pas des « mutants ». On retrouve donc Ra’s al Ghul, le « maître » de Bruce, celui qui lui a enseigné tout ce qu’il sait depuis qu’il a décidé de devenir le Batman, le Joker qui est sans doute le plus proche de la version originale, Double Face, carbonisé sur un côté du visage, Bane en super guerrier, Catwoman (à mon sens la moins réussie mais j’aime pas Anne Attaway, elle me soule) et l’épouvantail qui provoque des hallucinations à ses victimes par le biais de drogues (et qui réapparaît dans les trois films).

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La double personnalité Bruce Wayne/Batman est très réussie et la plupart de ses confrontations aux autres personnages également. Notamment, le paradoxe entre le justicier et l’épouvantail (le premier se sert de sa propre peur des chauves-souris pour terrasser ses ennemis, tandis que l’épouvantail utilise la peur des autres pour les blesser).

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Robin est comme dit plus tôt, particulièrement bien mis en place, ce qui n’a jamais vraiment été le cas au cinéma jusqu’ici (et d’ailleurs j’arrive toujours pas trop à comprendre pourquoi !).

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L’ensemble s’achève avec brio, la scène finale est belle et termine la saga avec un « repos » bien mérité du justicier.

Le seul point un peu négatif de cette série de films à mon avis, c’est sa « complexité ». J’ai mis « complexité » entre guillemets car il s’agit plus d’un effet qu’autre chose. Nolan est un maître de l’illusion, d’ailleurs deux de ses meilleurs films tournent autour des rêves et de la magie (« Inception » et « Le prestige »). Cela fait bien sûr le style du Cinéaste mais c’est dommage tout de même d’en arriver à un opus si long et qui parvient si peu à maintenir la cohérence. Tout va trop vite, limite parfois on comprend rien. On se précipite et pourtant ça dure longtemps. En plus, Nolan ne voit pas les choses de manière linéaire, on peut donc avoir des flash-backs n’importe quand. C’est une manière de procéder très intéressante, mais elle ajoute davantage de complexité au suivi déjà pas évident et est-ce utile ? Bien sûr que le public du moment va suivre et s’accrocher ! Mais c’est parce qu’il a l’impression qu’on ne le prend pas pour un « crétin ». Le public de base fait peu attention aux longues tirades des héros et des vilains. Pour quelqu’un qui a l’habitude d’écrire, ses tirades pourraient être plus longues si elles se voulaient plus explicites. Là on brouille et on balance la solution comme ça après avoir à peine feint d’explorer quelques pistes. Le visuel et les mimiques d’acteurs plus que talentueux soutiennent le discours et lui donnent plus de contenance mais va vite crucifier le bébète penseur pointilleux qui car on lui balance qu’on rend le Batman réaliste va chercher une logique dans tout cela et ne va jamais la trouver… On citera dans le même style les séries « Sherlock » et « Hannibal ».

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Après il y a tout bonnement le fan des comics qui lui va vomir, parce que Nolan désincarne The Dark knight avec panache, mais c’est une autre affaire que je ne peux que supposer n’étant pas assez calé dans le domaine.

Malgré tout cette vision de l’œuvre, fait de Nolan, le deuxième et seule cinéaste à avoir réussi à faire transpirer le Batman avec ses propres codes après Burton (ce qui n’est vraiment pas peu dire !) et juste pour ça, taisons nous !

IV. Le Joker.

Sans doute le méchant le plus charismatique de l’univers de Batman, le Joker s’impose comme un personnage hors de la série elle-même. Au départ, il s’agit d’un criminel qui tombe dans une cuve d’acide et devient fou. Il vise essentiellement à provoquer le chaos partout où il passe et s’en amuse. Personne ne le comprend vraiment que ce soit pour ce qui est de ses agissements ou de son humour. Incompris, il est en marge de la société et donc de Gotham. Imprévisible et joueur, il est d’autant plus dangereux qu’il provoque toujours un sacré carnage autour de lui. Il n’a pas vraiment de but précis, il incarne la folie pure. Il ne possède pas véritablement d’origine, lui-même ne les connaissant pas et décrétant qu’il possède  une multitude de versions de son passé mais qu’il n’arrive pas à distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux ! Si l’on s’intéresse à l’histoire de  « Dark Knight », la bande dessinée de Frank Miller, on peut peut-être y percevoir la véritable nature du Joker. L’œuvre expose Bruce Wayne, retiré de ses activités de Justicier et le Joker qui périt à l’asile d’Arkham présentant ainsi le Joker comme le « Némésis » ultime de Batman, qui ne peut agir sans la présence de son ennemi de toujours. Le Joker n’a plus aucune raison d’exister si le chevalier noir n’existe plus lui-même. La relation inverse d’Harry Potter et de Lord Voldemort quoi (l’un ne pourra pas vivre tant que l’autre survi). Une relation similaire dans la littérature est celle que Sherlock Holmes entretient avec Jim Moriarty et la ressemblance ne s’arrête pas là. Oui, car à la fin de « Dark Knight », le Batman et le Joker finissent par s’affronter et la bataille s’achève par le suicide du Joker qui se brise lui-même la nuque. Etreinte mortelle durant laquelle le Joker appelle Batman : « Mon ange ».

Les deux Joker intéressant du cinéma sont ceux de Burton et de Nolan.

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Le Joker de Burton s’appelle au départ Jack Napier et est l’un des deux criminels qui a tué les parents de Bruce Wayne. Le lien entre les deux hommes est ici directement tissé. Devenu Batman, Bruce venge ses parents en poussant Jack dans une cuve d’acide. Jack devient alors le Joker et devient le parrain de la mafia de Gotham. Il commercialise le produit chimique qui l’a transformé et célèbre le bicentenaire de la ville à sa manière semant le chaos un peu partout autour de lui. Le clown et le chevalier noir finissent par s’affronter. Combat duquel le Joker trouvera la mort. Burton traite la relation des deux personnages comme deux entités qui se sont toutes les deux créées. Jack Napier créé  Batman en tuant les deux parents de Bruce et Batman créé le Joker en le balançant dans le bain de déchets toxiques.

Le Joker de Burton est joué par Jack Nocholson.

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Le Joker de Nolan, quant à lui possède deux longues cicatrices de chaque côté de la bouche comme pour lui tailler un sourire permanent. Il change toujours la version de l’accident qui l’aurait défiguré (qui dit qu’il s’agit forcément d’un accident?), il ne possède pas de nom précis ni aucune origines. Il arrive de nulle part et frappe un peu partout à Gotham en commettant des actes terroristes divers (hold-up de banque, prise d’otage, etc) sans réel but particulier. Ici, il n’y a pas d’histoire de produits toxiques, l’œuvre se voulant le plus réaliste possible. Le Joker est juste un fou furieux qui surgit de nulle part pour semer la pagaille et bousiller Batman, qui rentrera bien au chaud chez lui à la fin, décidant de devenir le paria ultime, l’ennemi public numéro un de Gotham parce que c’est ce que veut cette dernière (oui la ville veut qu’il soit considéré ainsi, d’ailleurs j’vais pas mentir en disant que j’ai jamais compris comment ils font pour nous faire gober ça si rapidement, surtout qu’Harvey Dent est mort et tout et le Joker apparemment neutralisé). Ce qui est génial dans le Joker du film The Dark Knight c’est qu’il semble juste être un gars qui vient foutre en l’air la société et tout ce qu’elle a battit. Il se fout du fric par exemple et le crame ! Il se laisse arrêter par les flics et s’échappe en faisant exploser un codétenu (d’ailleurs, je crois que c’est lui qui a lancé la mode des « super-vilains » qui se font enfermer chez les « super-gentils » et qui subissent un interrogatoire de leur part, même Whedon a suivi quoi ..) !

Le Joker de Nolan est joué par Heath Ledger décédé en 2008. Il avait été prévu d’ exploiter le personnage plus en détails dans la suite des films, son procès notamment. Heath Ledger restera et de loin un excellent Joker incarnant parfaitement son personnage à sa manière tout comme Jack Nicholson avant lui.

Pour finir et remettre en question toutes mes tirades, le meilleur des Batman pour ma part reste tout de même celui-ci:

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Fin.

Bises, Indie.

La semaine pro’: « Moumine le Troll – La comète arrive ».

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Quatre Aspects du Batman au Cinéma (Part 1 of 2).

Batman est sans doute mon superhéros favori. Il est complexe, véritablement affublé d’une double personnalité ; l’univers qui l’entoure est vaste, tant les supervilains sont nombreux et ont tous un caractère bien particulier. J’ai surtout découvert l’univers de l’Homme Chauve-souris via le premier dessin animé qui lui a été consacré, quelques-uns de ceux qui ont suivis et par les nombreux films sur le héros. Retour sur les facettes du personnage et surtout sur les aspects de son univers abordés au cinéma.

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I. Le Fantastique.

C’est dans Batman Returns, le deuxième film de Batman réalisé par Tim Burton que l’aspect Fantastique des comics Batman est le plus mis en avant. Le personnage principal est le « vilain » Pingouin, mettant Batman en arrière-plan. La personnalité du héros déjà abordée dans l’opus précédent va ici seulement servir à arrêter les menaces qui pèsent sur Gotham et à la fin à constater le carnage laissé.

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Comme dans tous les Batman au cinéma, plusieurs méchants sont présents, le pingouin, Catwoman et l’homme d’affaire Max Shreck. Les deux premiers sont mi-humain, mi-animal et c’est là qu’opère le fantastique. Le pingouin (de son vrai nom, Oswald Cobblepot) d’habitude représenté comme un savant fou fan d’ornithologie et de parapluie est ici un être hideux rejeté à sa naissance par ses parents. Ces derniers l’ont jeté lui et son landau dans une rivière ! Arrivé dans les égouts, il est sauvé et élevé par des pingouins (qui sont en fait des manchots en fait mais comme on est des français, on est cons). Monstre rejeté par la société, il décide de se venger d’elle en attaquant Gotham. En s’associant à Shreck il tentera de devenir maire de la ville. Il sera bien entendu arrêter par le Batman.

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Catwoman est d’abord Selina Kyle, la secrétaire de Max Shreck, mais ce dernier en l’apercevant fouiller dans des documents top secrets la pousse du haut de la tour « Shreck ». Celle-ci est sauvée de la mort par une bande de chats des rues de Gotham. Lorsqu’elle revient à la vie, elle est beaucoup plus agile et folle qu’avant ! Elle va s’éprendre de Bruce et tout faire pour se venger de Max en s’associant avec le pingouin.

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Tim Burton explore comme souvent le personnage du monstre et du marginal dans son film. Les deux personnages mis en avant (le Pinguoin et Catwoman) sont tous les deux (au début seulement pour Selina Kyle) des personnages rejetés par les foules et mals dans leurs peaux.

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Les acteurs sont Michael Keaton (Batman/ Bruce Wayne),  Danny DeVito (Le pingouin/Oswald Cobblepot), Michelle Pfeiffer(Catwoman/Selina Kyle) et Christopher Walken(Max Shreck).

II. Le ridicule.

L’aspect « ridicule » du personnage de Batman est exploré dans le tout premier film et la première série live qui lui sont consacré, les « Batman » de 1966. Il s’affiche avec Robin et est souvent confronté aux vilains tels que le Jocker ou encre Enigma mais de manière plus que ridicule et le pire involontairement de la part des réalisateurs. C’est 30 ans plus tard en 1997 après les deux Batman de Burton et son Batman Forevaaaaaaa (déjà assez baré) que Joel Schumacher réalise Batman et Robin, film mal accueilli par la critique et qui dézingue dans tous les sens du terme, l’œuvre Batman. Avant tout une référence à la série de 1966 je pense mais volontaire et ça c’est sûr et certain même si Jojo a dit à tout le monde après qu’il ne l’avait pas fait exprès. Genre.. ça s’invente pas un nanar pareille. Oui, je pense que c’est du bon nanar qui fait du bien quand ça va pas bien et qu’on a pas envie de se prendre la tête. Tous les dialogues sont des répliques hilarantes (outre des jeu de mots avec la glace de Mister Freeze et la botanique de Poison Ivy, on a aussi des trucs qui n’ont aucun sens ou qui tentent de philosopher en faisant exprès de se planter). C’est du foutage de gueule immense, c’est pour ça que Batman n’a été réadapté que 8 ans plus tard ! Je comprends donc les fans de la chauve-souris qui vomissent devant ce film mais étant moi-même un fan de l’univers, je trouve que l’autodérision c’est cool aussi parce que faut pas se mentir, les comics Batman et différents aspects de l’histoire sont ridicules à commencer par le fait que ce soit un Homme Chauve-Souris et la manière dont ça a été introduit à l’origine dans la bd (il voit des chauves-souris par la fenêtre, du coup il décide d’en devenir une quoi !). Moi il me fait bien rire le Batman et Robin, c’est le deuxième que j’ai vu, après Batman Forever, je devais donc avoir 6 ans et j’avais adoré, quand je l’ai vu pour la première fois à la tv je crois même que j’avais prit une claque (j‘avais 6 ans, j’y connaissais rien au cinéma et même j’ai pas honte, j’assume contrairement à d’autres). On dirait que rien n’a été laissé au hasard pour flinguer la firme ! En plus, ils mettent en scène des acteurs super connus, Uma Thurman, Arnold Schwarzenegger(le meilleur Schwhartzy à mon goût car au sommet de son art) et Clooney en leur faisant faire n’importe quoi. Clooney s’en fiche royalement tant qu’il a son cachet et ça se voit, il parait plus vide que jamais(et c’est génial quand t’aime pas trop le gars). Les décors  de Gotham dépassent les limites architecturales les plus élémentaires en réinventant les lois de la géométrie. Et puis les personnages. Petit Comparatif entre le Bane de Schumacher et celui de Nolan :

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Ne dites pas en vous indignant que c’est pas fait exprès ! C’est du génie de connerie sur connerie ce truc, un régal ! Je pourrais en parler pendant des heures, évoquer les « oh Yeeeah » frénétiques de Freeze même quand ils le foutent en taule, ses petits coucous à travers la glace, son pyjama et ses chaussons en forme de nounours, ses jeux de mots débiles ou encore les lunettes qu’il met sans raison à un moment. Les surfs ridicules, la course de moto qu’ils nous mettent au beau milieu de nulle part, la coiffure d’Uma Thurman à un moment donné, etc.

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Mais passons directement aux aspects sérieux du délire (parce qu’il y en a deux, du moins j’en ai trouvé) : le message global et la schizophrénie habituel du Batman. Oui la schizophrénie du personnage Batman est représentée. Où ça ? Dans les … décors. Dans le film, il y a présence de deux lieux distincts : le manoir (enlevez lui la Bat-cave) et Gotham (et la Bat-cave). Je m’explique : les décors du manoir sont tournés dans un véritable manoir, on s’y croit vraiment, pas de conneries dans tous les coins, de références aux précédents films ni de congélateurs ridicules et d’accessoires clairement et volontairement en plastique ! Contrairement à Gotham et ses vannes dans tous les coins et recoins. Dualité qui signifie sans doute (même si c’est très mal dit et mal fait, du moins c’est ce que j’y ai vu perso, faut bien supporter certains trucs à sa manière même si c’est essayer de donner un sens que voulez-vous) que la famille, la maison, le groupe (on parle de groupe avec Alfred, Robin et Bat-girl) importe plus que le boulot, le dehors,  les devoirs du héro, la ville et ses méchants. Peut-être un message qui dit qu’il serait peut-être tant d’arrêter là les frais (sans mauvais jeu de mots). La fin avec Freeze qui accepte d’aider le Batman renforce aussi le message de l’importance du groupe, de l’entre-aide.  Mais bon je cherche peut-être trop compliqué en fouillant trop loin comme d’hab.

Dans tout ça le seul personnage sérieux, c’est Alfred (qu’on ne voit que dans le manoir d’ailleurs). Eminent acteur (c’est Michael Gough), Schumacher a bien fait de ne pas trop le rayer si vous voulez mon avis.

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Bref, le ridicule semble s’apparenter au Robin dans Batman (la série et le film de 1966, Batman Forevaaaa et Batman et Robin de 1997) et je pense qu’on n’est pas vraiment prêt à le revoir au ciné. Le seul et seul Robin classe  qu’est venu après au cinéma(mais en même temps avec cet acteur là tu peux pas faire autrement que classe) c’est celui de Nolan, incarné par Joseph Gordon Perfect Levitt(dont je reparlerais plus bas) mais il est très loin du Robin de base aussi. Et donc à mon sens très brillant de la part de Nolan. Pour la petite histoire dans le deuxième film de Burton, il était prévu d’y inclure Robin, mais Burton a failli refuser de le réaliser pour cette raison ! C’est seulement en lui laissant le champ libre total que Burton a finit par accepter et on connait l’excellent résultat !

Ce ridicule ne vient nullement des deux méchants qui l’alimentent pourtant parfaitement. Freeze aurait pu vraiment être stylé avec l’amour qu’il porte à sa femme. Imaginez, ça aurait été Burton à la réa. !

To Be Continued …

Bises, Indie.

La semaine pro’: « Quatre Aspects du Batman au Cinéma (Part 2 of 2). »

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Dollhouse

Dollhouse est une série Américaine créée par Joss Whedon en 2009 pour la Fox. Elle vise à s’interroger sur l’identité. Complexe, incompréhensible pour la majorité du public et incomprise pour d’autres, elle reste à mon sens l’une des meilleures séries qu’il m’est été donné de regarder.

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L’histoire est celle d’un laboratoire secret nommé Dollhouse(maison de poupée) qui propose à des civils en mal de vie de troquer cinq ans de leurs existences à des expérimentations scientifiques en échange d’une importante somme d’argent. Pendant ce qui est appelé leurs « contrats », on leur efface la mémoire et on la reprogramme pour leur faire accomplir des missions. Ces missions vont de la protection, de la chasse de prime ou même encore plus fréquemment sont liées à la prostitution. On va surtout suivre le parcours d’une « Doll » différente des autres, Echo (jouée par Eliza Dushku) qui va peu à peu retrouver la mémoire.

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La série pose de nombreuses questions sur l’existence et sur l’utilisation et l’évolution de la technologie et des progrès scientifiques. La saison 1 dans chacun de ses épisodes pose des problèmes liés aux activités de Dollhouse, fouillant de plus en plus ses protagonistes, complexifiant davantage le trait à chaque épisode. Le début est assez lent à se mettre en route et perso ne m’avait pas vraiment emballé, mais à partir du sixième épisode ça commence vraiment à creuser très loin, ajoutant à chaque fois de la matière à la réflexion. Si bien qu’au bout d’un moment ça en devient un véritable labyrinthe et ça fait mal au crâne. Au bout des treize épisodes de la saison 1, Je pense que soit on en veut encore plein la tronche et on enchaine, ou alors, on va se coucher. De plus le tout dernier épisode de cette première saison (l’épisode 13) a été écrit pour clore la série au cas où elle s’arrêtait là. Jamais diffusé aux états Unis, il se passe bien après l’intrigue de la saison 1 et parvient à une conclusion très intéressante mais frustrante à mon goût s’ils se seraient arrêtés comme ça.

La saison 2 reprend après l’épisode 12 de la saison 1 et va être davantage centrée sur Dollhouse elle-même et ce qui s’y passe. La saison 1 proposait des épisodes indépendants et plus frileux sur le plan « fil rouge », là il faut tout voir dans l’ordre sinon ça n’a plus du tout d’intérêt. Des nouvelles questions, toujours plus folles les unes que les autres jusqu’à un final complétement dingue qui relie au dernier épisode de la saison 1 et qui clôt dans le 2×13, la série de façon particulièrement magistrale.

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Ce qui est vraiment génial, c’est que le fameux « qui sommes-nous ? » qu’est posé pendant toute la série est exploité de manière à ce que l’on se rende compte qu’il s’agit d’un sujet d’interrogations infini. Parce que la série aurait pu continuer et allée encore plus loin. Mais il a fallu que la télévision Américaine, effrayée des œuvres non conventionnelles propres à Whedon (comme Firefly) stoppe la série. La série évoquant des sujets sensibles tel que la prostitution ou encore le trafic d’humains, le programme ayant également de fortes connotations sexuelles et souhaitant abordé  par la suite le thème des fantasmes,  de ce qu’attendent les uns des autres, que ce soit d’ordre sexuel ou non ; la Fox aurait souhaité reculer par rapport à ça. Whedon réagira en disant (traduit de l’anglais) : « On a affaire au double langage nord-américain : torture, excellent; sexe, non, surtout pas, cela est mal. ». Mais le scénariste et réa. reste tout de même satisfait du travail réalisé dans l’ensemble.

En tout cas, je vous la conseille vivement, comme toutes les œuvres de Whedon bien sûr, qui officie en ce moment avec « MARVEL : Agents Of S.H.I.E.L.D ». Je risque de revenir sur quasi-toutes ses séries d’ailleurs sous peu. (je dis quasi toutes, parce que je vais revenir seulement sur les trucs qui subjectivement me plaisent bien hein, ça sert à rien d’alimenter mon rôle d’incompris terroriste sur certains délires, je ne parle que de ce que j’apprécie, ici, je ne suis qu’amour !)

Dollhouse, Episode préféré: 1×07 : « Echos », C’est génial, ils deviennent tous tarés, c’est trop drôle! Surtout Adelle DeWitt et Topher Brink!

Bises, Indie.

La semaine pro’  : « Quatre Aspects du Batman ».

(Arcade Fire dans deux semaines, peut-être..)

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Of Montréal ~ « lousy with sylvianbriar » OU Pétage de câble imaginatif

Alors, je ne sais pas ce qu’il s’est encore passé avec of Montréal (oui encore, c’est leur douzième album et ils ont sortis 9 Maxis) mais je suis parti très loin à mes quatre écoutes et je ne pourrais pas vraiment vous en dire plus, à vrai dire… of Montréal c’est avant tout le génial Kévin Barnes(leader) connu surtout comme le père spirituel des MGMT (j’en parle ici).

(n’hésitez point à écouter l’album en même temps que vous lisez cet article!)

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Fugitive air

La voix écorchée de Barnes peint dans mon esprit une route parcourue par un motard solitaire, il a un vieux casque et des grosses lunettes de pilote d’avion, il fume une cigarette et s’arrête dans une station essence, mais ça continue quand même à tourner tout autour de lui et dans sa tête pendant qu’il fait le plein. Et après il repart dans la vitesse qu’est son quotidien, lalalalalalalalalalalala..

On le voit s’éloigner au loin, on ne le suis plus.. Où vas-t ’il ? Personne ne le sais ni ne le sauras jamais…

Obsidian Currents

Une rivière bleu délavé qui s’écoule tranquillement. Un pécheur avec un chapeau de paille et un bout de paille dans la bouche pêche. Soudain, il a une prise ! Il tire, tire ! C’est une sirène ! Il l’a blessée en la harponnant, le salop ! Alors, il la soigne gentiment, pansant ses plaies avec un bandage fait de feuillage. La sirène lui fait un bisou pour le remercier mais aussi parce que ça la transforme en humaine, elle est maligne, la bougresse. Ils repartent en direction du village du pêcheur avec sa barque. Ils s’éloignent eux-aussi … Vont-ils finir ensemble ? On ne le saura probablement jamais… Frustrant n’est-il point ?

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(vous avez vu le mec carrément à droite, il ressemble à Ten (vanne de Whovian))

Belle Glade Missionnaries

Le motard est de retour, sauf que là, il s’arrête dans un bar et il boit, il boit, il boit, il boit si bien qu’à la fin, il boite. Il repart en zigzaguant sur sa moto. Une jeune femme l’a repéré, elle le regarde s’éloigner au loin, elle semble amoureuse, elle ne le reverra sans doute jamais, alors elle repart plus triste que jamais… Elle a un troupeau de mouton. Perdue dans ses rêveries, elle n’a pas vu que de nombreuses bêtes de son troupeau sont partis dans le bar et lèchent désormais les restes de bières autour des piles d’alcooliques qui dorment là, assommés par la boisson… Le barman qu’est ivre lui aussi (comble pour un barman) leurs sert à boire. Ils boivent, boivent, boivent, boivent si bien qu’ils boitent. Le jeune femme les ramènent prêt d’elle et s’enfuie dans les champs son troupeau zigzaguant à gauche comme à droite…

Sirens of your toxic spirit

Ça parle de drogue.

(frustrant n’est-il point ?)

Colossus

Un décompte, des rails de trains, un train avec des wagons de toutes les couleurs qui les parcourent. Un wagon avec des moutons et la jeune femme de tout à l’heure dedans. Elle regarde le paysage passer à toute vitesse jusqu’à en avoir le tournis, elle s’allonge dans la paille et rêve à son motard. Elle et lui qui parcourent l’univers. Et puis, ils vieillissent, se disputent tout le temps, se séparent, finissent vieux et moches et morts.

Le motard de son côté, se remémore sa soirée d’hier dans une de ses stations essences qu’il parcourt. Il se souvient de cette fille qu’il a trouvé plutôt jolie. Il est triste, il ne la reverra sans doute plus jamais

Triumph of disintegration

Une meute de loup rode dans les montagnes houhouhooooooooouh !

Ils dévorent un troupeau de moutons en peignant leur laine blanche de rouge. La bergère se réveille le lendemain matin et découvre l’odieux spectacle ! Elle est triste. Alors, elle pleure. Ses larmes blanches emplissent tout l’écran, il y a des poissons rouges dedans.

Amphibian Days

C’est un poisson rouge dans un bocal qui fait le tour 1234567890987654321 fois et qui se souvient de tout par cœur. Un chat arrive devant le bocal, il fait tomber l’aquarium, le poisson tombe dans une plante verte et en mange un peu. La plante verte est magique. C’est un génie en pot en fait. Comme les génies de la lampe mais en plus écolo. Le génie exauce le vœu le plus cher du poisson rouge : devenir un oiseau. Bleu et plus gros que le chat de préférence. Le chat se lèche les babines devant un tel volatile. Mais l’oiseau dévore le chat parce que sinon ce serait nul.

She ain’t speakin’ now

J’ai eu la flemme.

(frustrant non ?)

ofMontreal

Hegira Emigré

J’ai pas réussi à transformer la flemme en flamme.

(frustrant ? hein ?hein ?hein ?)

Raindrop in my skull

La bergère pleure, elle est pieds nus dans la boue… Elle marche dans les champs de mais, désemparée par la vie… Il se met à pleuvoir comme pour coller le plus possible à l’atmosphère dans sa tête. Et puis peu à peu, à mesure qu’elle avance, le soleil apparaît. Il se fait de plus en plus gros, de plus en plus insistant avec ses rayons, mais elle, elle n’est toujours pas d’accord.

Imbecile Rages

Le motard surgit d’une colline, la bergère s’élance à sa rencontre. Le motard, enlève son casque et ses lunettes, il s’agit d’une motarde ( à ne pas confondre avec moutarde). Mais cela n’a pas l’air de déranger la bergère, elles partent main dans la main au loin et vécurent heureuses pour toujours.

Fin.

L’album est très bon, selon les critiques, il est plus appréciable que d’habitude, même si je pense que tout le monde ne peut pas forcément apprécier. C’est assez calme (tout en étant rythmé et le chant s’il est souvent violent se laisse entendre de loin) tout en étant complètement cinglé. Pour les fans du genre en bref.

Note : 8/10.

Bises, Indie.

Dans deux semaines : Arcade Fire ~ « Reflektor ».

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“Orpailleur” ~Gaëtan Roussel OU Pépite.

(beaucoup plus de citations qu’autre chose dans cet article, elles viennent toutes du dernier album de Gaëtan Roussel, pour les repérer faut écouter l’album)

Il y a le planant Éolienne qui souffle dans le ciel bleuté de l’été, une ritournelle qui incite à s’aérer un peu de ce vent enfermé au fond de nos postes de télé.

Une touche un peu dub avec « Par-dessus tes épaules »., je n’aime pas trop le dub en général mais dans le cas présent à la ligne ce qui nous attire nous affole.

Le temps file mais semble capturé dans Cha Cha Cha  Cha Cha Cha  Cha Cha Cha Cha Cha Cha Cha Cha Cha. Le secret c’est qu’en cas d’alerte ou d’incendie pensez avoir de la Poésie. En cas de clash ou d’inerties pensez à avoir de la Poésie.

Premier aperçu de la barbarie (c’est peut-être une ruse subtile, on dirait le nom d’une fille, on l’imagine douce et jolie, c’est probablement un leurre, on dirait le nom d’une fleur, on l’imagine épanouie. Comme les orgues du même nom, elle distille sa chanson, que l’on reprend tous en canon, tous en canon), nouvelle Matrice. Absolument sûr de toi, parle, fume, tweete comme moi !

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Hum hum hum, huuum huuum il faudrait peut-être aller de l’avant parce que parfois la vie nous laisse si peu de temps talenteeeeen talententeeeeen.

Face aux étoiles comme sous le vent, je pense à toi tu restes autour tout le temps, tout le temps, tout le temps.

On garde le même ton pour le refrain de « We will be strong », de toute manière ça ne freine rien pour autant et puis, Le time est toujours là lui aussi. toujours être sage, que faire de l’opinion ? L’horloge s’enraille, il est peut-être tant de partir vraiment.

GAETAN ROUSSEL - orpailleur

Orpailleur hors-pair,  l’ancien leader de « Louise Attaque» a cherché d’un geste circulaire, tamisé l’univers pour donner naissance à cette nouvelle excellente galette. Si Gaëtan Roussel ne faiblit jamais c’est surtout parce qu’il propose toujours quelque chose de nouveau, de différent. Il apprend de ses expériences, emmagasine et s’améliore ainsi. On appelle ça progresser, ça parait toujours avoir existé, c’est rien mais c’est si compliqué, c’est un paradis escarpé, un oiseau que tout effraie, la simplicité.

Un album qui passe très vite, trop vite, le temps est omniprésent. Le message du « lâchez prise ! », du « profitez ! », prend aux tripes. Il n’y a aucune haine, nulle part, même quand elle est évoquée. Deux parallèles, deux doublette de titres qui se répondent, les deux avant derniers, l’ouverture et la fermeture qui prennent le tout en sandwich en évoquant un duo de contraires, l’un des deux étant bien souvent préféré à l’autre dans la vie de tous les jours.

Prenez-votre temps de l’écouter et de le réécouter.

Le meilleur.

Note : 9,9998/10

Bises, Indie.

La semaine pro’: Of Montreal, « lousy with sylvianbriar ».

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“In Utero” ~Nirvana OU Le dernier verset de la bible.

Pourquoi diantre une critique sur ce vieux délire en particulier ? Bon, outre le fait qu’on fête son vingtième anniversaire et que pour l’occasion, ils l’ont ressorti remastérisé et tout, c’est à mon sens le meilleur album du groupe Nirvana. L’album qui représente au mieux Nirvana. Plus exactement, l’album qui représente au mieux Kurt Cobain. Parce que Nirvana c’est avant tout Kurt Cobain. Etant mon chanteur préféré, dès que j’ai l’occase de parler de lui, je le fais, hein ! Pourquoi s’en priver !

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Nirvana né à Aberdeen dans l’Etat de Washington en 1985 sous un premier nom référant à l’essence même de la poésie : « Fecal Matter». Le nom change de nombreuses fois avant de devenir celui qui est resté dans les mémoires. Le groupe sous ses meilleurs jours est composé de Dieu* (chant, guitare et headbanging de chevelure blonde), Dave Grohl(batteur) et de Krist Novoselic(bassiste).

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Bleach

Kurt cherche un nom pour son album. Il tombe sur une publicité conseillant aux toxicos de nettoyer leurs seringues à l’eau de javel (« bleach » en anglais). L’objectif de l’album se dit de récurer la crasse du paysage musical de la fin des années 80, un décor décrit par certain dont le blondinet fait partie comme « poisseux ». Le son de l’album est gras, lourd, fait de cris gutturaux, de tristesses bien spécifique. Du jamais vu auparavant.

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Nevermind

Plus grand succès du groupe et même sans doute l’un des plus grand succès de l’histoire du rock. Comme dans Bleach, la majorité des textes n’ont pour la plupart pas de sens véritables malgré ce que certains tentent d’y déterrer. L’absurdité a toujours été le maître mot de Nirvana. C’est ainsi que le monde est perçu par le groupe. C’est le titre phare de l’album, « Smells Like Teen Spirit » qui va propulser le groupe vers la populace, l’adolescence pustuleuse de l’époque. Cette brusque popularité du groupe va bousiller Kurt, lui qui cherchait tout sauf la célébrité ! Il s’efforcera alors de faire taire la « stupidité ambiante » de l’engouement général pour son groupe avec « In Utero » !

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In Utero

In Utero sort en 1993 commence avec « Serve the servants », titre qui commence avec les paroles suivantes : « Teenage angst has paid off well, now I’m bored and old. » (« L’angoisse adolescente a assez payé, maintenant je suis vieux et ennuyé ») qui fait une référence direct au précédent album en le dénigrant totalement ! L’album est excellent, le style est le même, unique en son genre, mais l’ensemble tend encore plus vers la tristesse que d’habitude et au final l’album sera de loin oublié, écrasé par son grand frère « Nevermind » et c’est sans doute ce qui est bien dommage ! Parce qu’il s’agit de l’album le plus profond, le plus mélancolique et le moins absurde. Il reflète l’état d’esprit de Cobain à l’époque de l’enregistrement, c’est-à-dire, désœuvré, détruit par la notoriété, complètement à la ramasse. Malheureusement, on connait la suite ; Kurt Cobain est retrouvé mystérieusement mort le 8 Avril 1994 dans son appartement.

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L’ensemble des titres est volontairement plus doux que dans les opus précédents Comme “Dumb”. La violence ayant aidée à caractériser le groupe auprès de la foule. Des plus violents on retiendra « Scentless Apprentice » et « Milk It ».

Des fidèles au style habituel, « Frances Farmer Will Have Her Revenge On Seattle», “Very Ape”, “Pennyroyal Tea” ou encore « Radio Friendly Unit Shifter »  avec souvent des espaces calmes plus longs que ceux auquels on était habitués jusqu’ici.

Les titres retenus par le plus grand nombre sont le provocateur « Rape Me » (qui est malgré son titre contre le viol) et « All Apologies »

Mes morceaux préférés sont « Heart-Shaped Box » et l’excellent « Tourette’s »

Restent les géniaux “Gallons Of Rubbing Alcohol Flow Through The Strip” et  la face B “Marigold”.

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Pour conclure, “In Utero” est à mon humble avis le meilleur album de Nirvana, ce groupe au cerveau impulsif qui en couchant sa fragilité sur les paroles et les sonorités de ses œuvres est parvenu malgré tout à devenir immortel.

R.I.P.

Note : 9/10 

Bises, Indie.

La semaine pro’: Gaetan Roussel, « Orpailleur ».

*Kurt Cobain, Obviously!

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